30 route nationale 79, parution à la mi-juillet.

Saint-Martin des Lais

Notre commune, Saint Martin des Lais s’étend sur 1 825 hectares. Elle est située à l’extrême nord-est du département et aux confins de l’Auvergne. Voisine avec le département de Saône et Loire et donc à la porte de la Bourgogne. Allongée entre la Loire et le Canal latéral à la Loire, traversée par l’Engièvre, petite rivière qui découpe des « îles », des « biez », elle est ainsi le paradis du gibier, des chasseurs et des pêcheurs.

Par ailleurs, on peut également admirer les nombreuses constructions à pans de bois datant de la fin du XVème siècle, début XVIème siècle qui ornent nos campagnes (maisons, granges et étables) surtout situées côté Loire.

Notre petit village où l’on jouit d’une grande quiétude n’a pas toujours été aussi calme, au plus profond de son histoire chahutée par les envahisseurs. Saint Martin des Lais était un village charnière entre la Bourgogne et l’Auvergne, témoin de nombreuses guerres (notamment entre les Ducs de Bourgogne et les Bourbons).

L’origine de Saint Martin remonte au IVème siècle où Martin, officier de l’armée romaine, laissa l’armée pour entreprendre une carrière religieuse. Il devint évêque de Tours en 372. Cet homme charitable qui voyageait beaucoup donna le nom de Saint Martin à 272 communes de France dont la notre qui est la seule dans le département de l’Allier. Quant à Lais, cela viendrait des laissés d’eau synonyme de « boire », « gours » ou « biez » abandonnés par les inondations.

Le 19 août 1733, l’église qui datait certainement de l’époque romane fut détruite par un violent incendie provoqué par la forge du maréchal ferrant de l’époque. Le feu, attisé par un violent orage ravagea en 2 heures de temps la forge, l’église, le presbytère et deux ou trois petites habitations.

Le seigneur de Saint Martin, Pierre Méritte, décimateur et haut justicier décida de faire édifier une chapelle au château qui servit pendant 10 ans environ.

C’est en 1741 qu’il fut décidé de la faire reconstruire. Les travaux se terminèrent en septembre 1743.

En l’an 2000, la famille de Corneillan en fit don à la commune.